


Les premiers écrits sur le cidre de Cornouaille remontent à l'an 870 à l'Abbaye de Landévennec dans la presqu'île de Crozon où l'on buvait déjà le jus de la pomme.
Plus près de nous,
Par la suite, le cidre et les pommiers allaient connaître des années noires.
1980 : création du CIDREF
Et ce n'est qu'à la fin des années 70 que la tendance allait à nouveau s'inverser. En effet, après la publication d'une étude qui laissait clairement apparaître que le Finistère allait
manquer de pommes, quelques producteurs se sont regroupés et ont créé le CIDREF (Comité Cidricole de Développement et de Recherche Fouesnantais et Finistérien) en octobre 1980.
Sous l'impulsion de Pierre Seznec, le Président Fondateur, une campagne de plantations de vergers basse-tige allait être menée.
En 1986, c'est Raymond Lozac'h qui prenait les rênes du CIDREF et il s'engageait aussitôt dans une démarche qualité. Successivement, trois dossiers de demandes d'AOC allaient être déposés pour le cidre de Cornouaille, le Pommeau de Bretagne et l'eau-de-vie de cidre de Bretagne plus connue dans notre région sous la dénomination Lambig.
En matière d'appellation d'origine contrôlée, les choses ne vont pas vite, l'INAO tenant à procéder à l'ensemble des vérifications qui entourent le produit pour assurer cette notoriété aux produits d'appellation. Une appellation repose sur trois critères essentiels :
1996 : Une Appellation d'Origine Contrôlée pour le Cornouaille
Après 10 ans d'effort, les producteurs finistériens sont enfin récompensés. En effet, le 19 mars 1996 paraît au Journal Officiel le décret officialisant le Cornouaille AOC. Ce décret signé par plusieurs ministres dont Monsieur Philippe Vasseur, ministre de l'agriculture, de la pêche et de l'alimentation qui fut un ardent défenseur du produit, est le véritable cahier des charges d'élaboration de ce cidre. Ainsi, il prévoit après enquête d'utilité publique de déterminer l'AIRE DE PRODUCTION. Actuellement, celle-ci est constituée de 38 communes ou parties de communes le long de la côte sud finistérienne ainsi qu'un noyau le long de la vallée de l'Aulne. Au sein de cette aire, les vergers doivent être identifiés et approuvés par l'Institut National des Appellations d'Origine.
Il prévoit aussi des variétés spécifiques avec comme base des variétés connues comme Kermerrien, Marie Ménard, Douce Moën, Douce Coatligné, Kroc'hen Ki mais avec possibilité d'utiliser, en complément, des variétés plus locales comme C'Huéro Briz, C'huéro Ru, Sac'h Biniou, Rouz Coumoulen ou Dous Bloc'hic... Outre le fait que l'irrigation soit interdite, LES RENDEMENTS SONT LIMITÉS.
Non seulement un verger basse-tige ne peut produire plus de 30 tonnes de pommes à cidre AOC par ha, un verger haute-tige 20 tonnes, mais une tonne de fruits ne permet de produire au maximum que 750 litres de cidre AOC à commercialiser.

Après LA RECOLTE, les pommes sont broyées ou râpées. La pulpe obtenue subit, éventuellement, une période de cuvage avant d'être pressée.
Après une clarification naturelle, s'effectue une fermentation lente qui doit durer au minimum six semaines avant la mise en bouteilles. S'engage alors une nouvelle fermentation que l'on appelle PRISE DE MOUSSE NATURELLE et qui va donner son pétillant au cidre. Cette période doit à nouveau durer au moins 6 semaines.
Enfin, l'INAO prélève un échantillon de chaque lot, qui est soumis à un laboratoire d'analyses agrée. Puis il est présenté à une commission de dégustation qui se prononce sur l'agrément en Appellation d'Origine Contrôlée avant sa mise sur le marché.
C'est à Mr Jean-Claude Hénaff, président du CIDREF depuis 1997, qu'incombe la lourde tâche de gérer cet acquis. Cette première appellation d'origine contrôlée bretonne permettra d'obtenir le 31 mai 1997 l'AOC Pommeau de Bretagne.
Le 20 février 1999 un signe de qualité supplémentaire est venu conforter les cornouaillais dans leurs démarches de reconnaissance. En effet, Franz Fischler, Commissaire Européen à l'Agriculture, a signé un décret octroyant l'Appellation d'Origine Protégée (AOP) au Cidre de Cornouaille.
Principales actions, gérées par le président actuel, M. Guillaume JAN
Le CIDREF réalise des actions de formation, d'informations et de conseils tout au long de l'année auprès de ses adhérents. Des essais et des études sont menés afin d'améliorer les techniques de production; des voyages d’études sont organisés pour dynamiser cette filière.
Le CIDREF participe à des actions de promotions. Il est partenaire du Festival Le Cornouaille où il organise son concours annuel régional des produits cidricoles sous signes officiels de qualité.